... un peu de bonne lecture pour les plus curieux !                 

 

25 questions-clés entre Intelligence et Cerveau !

 

Ceci est une synthèse extraite des dossiers de "Questions-clés SCIENCES" : mai 2018

S'y référer au besoin pour une compréhension détaillée avec les schémas explicatifs

 

  1.  Formation du Cerveau : de l'embryon à l'âge adulte ?

  2.  Le Cerveau : tour de contrôle du système nerveux ?

  3.  En quoi notre Cerveau est-il unique ?

  4.  Les Cellules du Cerveau ?

  5.  La Circulation de l'information nerveuse ?

  6.  La Plasticité du Cerveau ?

  7.  Cerveau et Langage ?

  8.  Comment fonctionne notre Mémoire ?

  9.  Comment "voir"dans le Cerveau ?

10.  Cerveau sensoriel : voir et entendre ?

11.  Nos Emotions nous rendent-elles intelligents ?

12.  Où se cache l'Intelligence ?

13.  Comment définir l'Intelligence ?

14.  Peut-on entretenir son Cerveau ?

15.  Sommes-nous plus Intelligents que nos ancêtres ?

16.  Peut-on booster son Intelligence ?

17.  Les secrets de l'Intelligence ?

18.  Peut-on mesurer l'intelligence ?

19.  L'Intelligence est-elle Innée ou Acquise ?

20.  L'Intelligence est-elle dans nos Gènes ?

21.  Les "Asperger" : des Autistes énigmatiques ?

22.  Les "Surdoués" : une Intelligence à part ?

23.  Le Cerveau humain dépassé ?

24.  Quels effets ont les Drogues sur notre Cerveau ?

25.  La maladie d'Alzheimer ?

 

Pierre DEBROUX        7803 ATH (Bouvignies) -  Rue Fontaine de la Blanche, 25


 

1.   Formation du Cerveau : de l'embryon à l'âge adulte ?

 

  • Le système nerveux central s'ébauche rapidement chez l'embryon humain. A 21 jours, le système nerveux représente 90 % de la masse de l'embryon.
  • Lors de la vie intra-utérine, on estime que 250.000 neurones sont créés chaque minute. la quasi-totalité des neurones qu'utilisera un être humain au cours de sa vie sont formés avant la naissance.
  • Le développement de toutes les cellules du système nerveux est un mécanisme complexe. Les neurones établissent des connexions entre eux et développent les prolongements qui les caractérisent.
  • Des milliards de cellules sont créées dans un laps de temps très court, et les neurones doivent trouver les connexions appropriées entre eux. Les neurones qui n'ont pas réussi à former des contacts avec les bonnes cibles vont être éliminés.
  • Les apprentissages initiaux sont primordiaux et déterminent l'architecture neuronale de base, à partir de laquelle des connaissances de plus en plus complexes seront possibles. Entre la naissance et la maturité, le cerveau poursuit son "façonnage" et toutes les connexions cérébrales vont se former.

 

 

2.   Le Cerveau : tour de contrôle du système nerveux ?

 

  • Le cerveau est la tour de contrôle de notre corps. Il doit être tenu au courant rapidement des besoins de l'organisme et des ressources disponibles dans l'environnement pour les satisfaire. Il y parvient grâce à un vaste réseau de câbles disséminés partout dans l'organisme : les nerfs. le cerveau et la moelle épinière forment le système nerveux central (SNC).
  • Le système nerveux central correspond au cerveau et à son prolongement naturel, la moelle épinière. Le système nerveux périphérique se compose des nerfs, dont certians diffusent les ordres et d'autres recueillent les informations.
  • Le cerveau pèse en moyenne 1,3 kg et représente 2% du poids total du corps.
  • Le cerveau possède 2 hémisphères cérébraux qui gèrent chacun un côté du corps. Le contrôle est croisé : l'hémisphère droit s'occupe du côté gauche du corps, et vice versa. Les scientifiques distinguent 4 grands lobes à la surface de chaque hémisphère, les lobes frontaux, temporal, pariétal et occipital.
  • La matière grise correspond aux corps cellulaires des neurones. La matière blanche correspond quant à elle à la gaine de myéline qui recouvre les axones de ces mêmes neurones pour en accélérer la conduction.

 

 

3.   En quoi notre Cerveau est-il unique ?

 

  • Le cerveau des vertrébrés possède toujours la même structure : un tissu mou et gélatineux enveloppé des méninges, qui séparent le crâne du cerveau. Autour, on trouve un liquide protecteur et nutritif, des vaisseaux sanguins et une barrière hémato-encéphalique protectrice. Le cerveau de l'embryon se décompose en 5 régions qui se différencieront en fonction du milieu dans lequel l'animal évolue.
  • Le gène régulateurFoxP2 module toute une cascade d'autres gènes, qui interviennent dans l'apprentissage du langage. pourtant il n'est pas spécifiquement humain : la protéine humaine, qu'il code, se distingue de celle du chimpanzé par 2 acides aminés seulement, chimpanzé dont notre lignée s'est séparée il y a 6 millions d'années. Le cerveau humain est le fruit d'une combinaison de modifications minimes et de systèmes beaucoup plus anciens.
  • La neuroplasticité du cerveau est cette aptitude des neurones à remodeler leurs circuits en permanence à mesure des apprentissages et expériences.
  • Le cerveau humain est un réseau de neurones constamment refaçonné par son interaction avec le monde social, grâce à un outil de socialisation radical : le Langage.

 

 

4.   Les Cellules du Cerveau ?

 

  • Les neurones forment des réseaux à travers lesquels circule l'influx nerveux. Ils sont composés d'un corps cellulaire, le péricaryon, des dendrites et d'un axone parfois très long, allant de quelques mm à plus d'un mètre.
  • La fonction remarquable des neurones est leur capacité à recueillir les informations venant de l'extérieur ou de l'intérieur de notre corps, pour les retransmettre sous une forme codée, le signal nerveux.
  • Différents types de cellules gliales assurent, chacune à leur façon, le bon fonctionnement des neurones du système nerveux central.
  • Les astrocytes assurent un support mécanique aux neurones. Ils les approvisionnent en nutriments et assurent l'équilibre du milieu extracellulaire. Ils digèrent et éliminent les débris de toutes sortes.
  • Les cellules micogliales ou microglie sont les macrophages du cerveau. Ils constituent en quelque sorte le propre système immunitaire de notre système nerveux central.
  • Les oligodendrocytes constituent la gaine de myéline qui entoure les axones de nombreux neurones et permettent l'accélération de la propagation du message nerveux.

 

 

5.   La circulation de l'information nerveuse ?

 

  • La conduction électrique nerveuse dans notre cerveau est produite par le mouvement de molécules chargées électriquement à travers la membrane du neurone.
  • La membrane des neurones, comme celle de toutes les cellules, possède des canaux qui laissent passer certains ions. C'est par ces canaux que les molécules chargées positivement ou négativement traversent la membrane.
  • A l'état de repos, la différence de potentiel d'un neurone est de l'ordre de -70 mv. Quand la membrane de l'axone subit une atténuation de différence de potentiel suffisante, le potentiel d'action se propage le long du neurone.
  • La gaine de myéline qui entoure les axones de certaines fibres nerveuses permet d'augmenter la vitesse de propagation du message nerveux.
  • Comme les neurones ne se touchent pas entre eux (ce ne sont pas des cellules jointives), ils ont besoin de messagers chimiques qui diffusent jusqu'au neurone suivant pour recréer l'influx nerveux au niveau de zones particulières, les synapses.
  • C'est grâce à la transmission synaptique que l'influx électrique peut passer d'un neurone à l'autre. Ce passage est assuré par des molécules chimiques, les neurotransmetteurs, qui se fixent sur des récepteurs.

 

 

6.   La Plasticité du Cerveau ?

 

  • Nous possédons tous un réseau de neurones comparable, avec les mêmes trajectoires de l'information et les mêmes types neuronaux dans des zones identiques du cerveau.
  • Le cerveau d'un enfant est très malléable, et de nouvelles expériences viennent constamment imprimer leurs marques. Chaque zone du cerveau présente une période de plasticité et est réceptive aux stimulations extérieures.
  • Entre la naissance et la majorité, le cerveau humain établit la majorité des connexions neuronales.
  • Mais la plasticité du cerveau reste effective jusqu'à la fin de la vie. La neurogenèse s'observe même chez les sujets âgés. Des neurones se créent dans certaines parties du cerveau, et de nouvelles connexions continuent de se mettre en place.
  • Le déclin des capacités cognitives et les pertes de mémoires chez les personnes âgées sont dus à un ralentissement de la vitesse de propagation des messages et à une irrigation sanguine moindre.
  • En vieillissant, il faut continuer à faire travailler son cerveau comme un muscle, en variant le type de stimulations, intellectuelles ou physiques.

 

 

7.   Cerveau et Langage ?

 

  • Les ressemblances dans le traitement du langage entre les différentes langues parlées seraient dues à une base génétique commune. Grâce à elle, des interactions neuronales s'établissent, support de la compréhension et de la maîtrise de la langue maternelle.
  • La faculté de communiquer est un processus complexe qui met en jeu de nombreuses aires du cerveau. A ce jour, 3 sont connues et étudiées. L'aire de Broca est essentiellement dévolue à la production de sons du langage articulé. L'aire de Wernicke est chargée de la compréhension du sens des mots. Le territoire de Geschwind intervient également dans le processus et est connecté aux 2 précédentes aires.
  • Un mot lu dans un livre est d'abord perçu par le cortex visuel primaire comme un motif graphique puis est transmis dans une zone appelée "gyrus angulaire". C'est dans cette zone que la structure orthographique du mot est déchiffrée.
  • Linguistes, psychologues, généticiens : tous ont leur propre théorie sur l'apparition des premières formes de langage. Les mécanismes cérébraux qui ont fait de nous des êtres parlants auraient commencé à se mettre en place il y a 4 millions d'années et se seraient accélérés chez les Homo sapiens.

 

 

8.   Comment fonctionne notre Mémoire ?

 

  • Les connaissances mémorisées constituent une base à laquelle de nouvelles connaissances viennent s'ajouter. Plus notre bagage de connaissances est grand, plus il sera facile d'y greffer de nouvelles informations.
  • On distingue 3 formes de mémoire. La mémoire sensorielle, liée aux stimuli détectés par nos sens, est brève. La mémoire à court terme permet de retenir une information pendant un laps de temps court. Maintenir un certain temps cette information génère éventuellement un transfert dans la mémoire à long terme pour un stockage plus durable.
  • Seuls les événements qui conduisent à une grande activité de nos neurones, dans la durée ou dans l'intensité, intégreront notre mémoire.
  • Le centre névralgique de la mémoire est un point précis de notre cerveau : l'hippocampe. L'ensemble du système qui concourt à la mémorisation est le cirrcuit de Papez (ou système limbique).
  • La mémorisation laisse une trace appelée "trace mnésique", qui se concrétise par de nouvelles connexions plus efficaces créées entre certains neurones, et par des modifications en taille et en constitution biochimique de ceux-ci.
  • Nos capacités de mémorisation ne sont pas infinies, et une bonne mémoire nécessite également un bon oubli.

 

 

9.   Comment "voir" dans le Cerveau ?

 

  • L'électroencéphalogramme permet de mesurer l'activité électrique des neurones à la surface du cerveau, grâce à des électrodes collées sur le cuir chevelu. Les ondes électriques mesurées varient selon l'état de conscience de la personne et son activité mentale. 
  • Cette méthode est toujours importante en médecine et en neurologie. sa seule limitation est qu'elle permet de connaître uniquement l'activité du cortex, la partie plus externe du cerveau.
  • La radiographie se développe au début du XXième siècle. Mais les structures de l'intérieur de la boîte cranienne sont beaucoup trop complexes et intriquées pour qu'une image aux rayons X puisse être interprétée.
  • Dans les années 70, le cerveau devient réellement observable grâce au scanner. la méthode enregistre une série de coupes virtuelles du cerveau. la reconstitution informatique permet d'observer une image .
  • L'IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) structurelle offre des images de l'anatomie du cerveau beaucoup plus précises que celles des scanners grâce auc champs magnétiques.
  • L'IRM fonctionnelle permet de visualiser en temps réel l'activité du cerveau suite à une modification de l'environnement ou lors d'une tâche précise.

 

 

10.   Cerveau sensoriel : voir et entendre ?

 

  • L'image que capte notre oeil est transmise au cerveau par le nerf optique. L'information nerveuse passe par le corps genouillé latéral, premier relais des voies visuelles, puis elle rejoint le cortex visuel primaire. L'image va commencer à être reconstituée.
  • Dans le cerveau, une première voie, dite "voie de quoi", relie le cortex visuel à la partie inférieure du lobe temporal. L'objet visualisé est comparé à un ensemble de représentations et reconnu. Une seconde voie, la "voie du où", envoie la représentation visuelle du cortex primaire vers le cortex pariétal. les caractéristiques spatiales de l'objet sont analysées.
  • Les sons sont captés par l'oreille externe et sont transmis vers le conduit audtitif. les vibrations du son provoquent un mouvement du tympan et de l'oreille moyenne.
  • Le système de l'oreille moyenne amplifie l'énergie des vibrations sonores pour les transmettre à l'oreille interne.
  • Dans la cochlée se trouvent des milliers de cellules ciliées connectées aux fibres du nerf auditif. Les ondes provoquent le déplacement des cellules ciliées, qui générent alors des signaux électrochimiques qui aboutissent au cerveau. Ils y sont reconnus comme des sons.

 

 

11.   Nos Emotions nous rendent-elles intellligents ?

 

  • L'intelligence émotionnelle se définit comme d'une part, la capacité à identifier et maîtriser ses émotions et, d'autre part, à comprendre celles des autres et à savoir agir sur elles.
  • Daniel Goleman rend populaire l'expression en 1995 : il défend l'idée que l'intelligence émotionnelle explique bien mieux que le Q.I. le succès personnel.
  • Le succès du concept d'intelligence émotionnelle tient à 2 raisons : 1. il détrône le Q.I., qui est vu aux Etats-Unis, comme une capacité intellectuelle élitiste et immuable alors que l'intelligence émotionnelle est d'emblée perçue comme perfectible. 2. c'est une aubaine commerciale pour le coaching, la rédaction d'articles, les cours de gestion ...
  • L'intelligence émotionnelle des employés d'une entreprise compterait à hauteur de 60 % dans ses résultats.
  • L'intelligence émotionnelle présente une conception simplificatrice des relations sociales : les qualités personnelles n'expliquent pas à elles seules la réussite, et les comportements sociaux diffèrent suivant les cultures.
  • Les émotions utilisent dans notre cerveau un circuit neuronal plus rapide que celui des pensées rationnelles : il peut s'avérer efficace pour prendre des décisisons.

 

 

12.    Où se cache l'Intelligence ?

 

  • Paul MacLean a élaboré dans les années 60 le modèle du cerveau triunique, qui suppose que l'évolution du cerveau dans le règne animal se retrouve dans la ctructure du système nerveux central humain, avec un étage reptilien, un étage limbique et le néocortex.
  • Maintenant remises en cause, les théories de Maclean ont introduit l'idée que certaines structures de notre cerveau sont plus anciennes que d'autres. Des strcutures cérébrales qui ont tissé de nombreuses connexions par lesquelles elles peuvent s'influencer mutuellement.
  • Il a été impossible de mettre en évidence un lien entre notre constitution cérébrale et nos performances intellectuelles. Idem en ce qui concerne l'organisation microscopique du cortex cérébral. On admet toutefois qu'une activité cérébrale soutenue et répétitive permet de renforcer certains circuits cérébraux.
  • Les scientifiques ont émis une hypothèse celle du facteur G, un facteur d'intelligence générale. Si aucun "site de l'intelligence" dans le cerveau n'a été trouvé, de nombreuses régions impliquées dans différentes formes de communication et dispersées dans tout le cortex semblent jouer un rôle dans la formation de l'intelligence.

 

 

13.   Comment définir l'Intelligence ?

 

  • Spearman développe la théorie d'un facteur d'Intelligence générale dominant, qui régit toutes les aptitudes cognitives. D'autres scientifiques comme Thurstone, ont une approche différente et considèrent qu'il y a plusieurs facteurs à l'Intelligence humaine.
  • Les définitions de l'Intelligence sont multiples. Il y en a d'ailleurs autant qu'il y a de spécialistes : psychologue, philosophe, médecin, généticien ...
  • On admet aujourd'hui une définition assez large de l'Intelligence comme l'ensemble de nos capacités assurant la compréhension des choses et des faits, et leur analyse. Elle permet de comprendre et s'adapter à des situations nouvelles et peut en ce sens être également définie comme la faculté d'adaptation.
  • Plus un individu est enclin à coopérer avec ses semblables, plus son cerveau est capable d'évoluer, d'établir de nouvelles connexions.

 

 

14.    Peut-on entretenir son Cerveau ?

 

  • Le cerveau est un organe comme les autres, qui a bénéficié de l'amélioration de la santé et de l'alimentation ces 50 dernières années. Pour son bon fonctionnement, il est conseillé d'avoir une alimentation variée et équilibrée, sans négliger l'apport en glucides et en protéines. Aujourd'hui, le seul moyen de prévention contre les maladies neurodégénératives est l'adoption d'un mode de vie sain, d'une activité intellectuelle et physiques régulière ainsi que d'une alimentation variée et équilibrée.
  • Les tests qui prétendent doper le cerveau sont en réalité trompeurs, cat ils ne permettent que de travailler un type spécifique de capacité cognitive, qui n'est pas généralisable.
  • En pratiquant des exercices intellectuels d'un même type, l'entraînement permet au cerveau de devenir plus efficace, car il repère des stratégies qui rendent plus économiques les nouveaux apprentissages.
  • Il est possible d'augmenter ses capacités de mémorisation à court terme en organisant les connaissances apprises. La catégorisation la plus courante est sémantique, c'est-à-dire en fonction du sens. Bien des techniques de mémorisation ont été développées à partir d'images associatives.

 

 

15.   Sommes-nous plus Intelligents que nos ancêtres ?

 

  • Chez les ancêtres de l'homme, seuls les facteurs biologiques, et notamment génétiques, contrôlent le développement du cerveau.
  • L'augmentation de la taille de notre cerveau a permis l'explosion du nombre de nos cellules nerveuses. les connexions entre les neurones sont passées de 250 millions à 1 million de milliards.
  • L'amélioration de l'alimentation, de la santé ou l'élévation générale du niveau d'instruction ont permis à l'homme moderne de développer son intelligence.
  • La plupart des paléoanthropologues estiment que l'homme moderne est devenu beaucoup plus intelligent et a développé la modernité au moment du paléolithique supérieur.
  • Gerald Crabtree, professeur américain de biologie du développement, suggère que les performances de notre cerveau sont sur le déclin après avoir atteint leur maximum il y a environ 2.000 ans.
  • Beaucoup de scientifiques estment que ce qui a conduit à l'évolution du cerveau de l'homme et du primate, c'est la complexité de notre monde social et des interactions qui ont lieu entre les individus.
  • Notre intelligence a évolué, elle tend vers l'abstraction, alors que celle d'hier était sans doute plus pratique.

 

 

16.   Peut-on booster son Intelligence ?

 

  • C'est pendant la Seconde Guerre mondiale que la chimie du cerveau va vraiment prendre son essor. Depuis, en l'espace de 50 ans, les possibilités d'intervention sur le cerveau se sont multipliées.
  • Jamais les substances mises sur le marché n'ont transformé un idiot en génie ! Et aucune de ces études n'a été réalisée à long terme pour comprendre leur effet sur les capacités cognitives.
  • Les laboratoires pharmaceutiques ont beaucoup travaillé à la recherche de molécules psychoactives. Mais la question de leur innocuité à moyen ou long terme sur des sujets sains reste encore en suspens.
  • Les neurostimulants sont un marché énorme pour les fabricants. Encadrer leur mise sur le marché semble indispensable. Consommer des stimulants cognitifs, c'est jouer avec le cerveau au risque de courts-circuits !
  • Être curieux est l'un des moteurs de l'intelligence ! C'est en observant, en apprenant, en étudiant notre environnement, que nous stimulons notre cerveau. L'absence de repères et de confiance est néfaste à l'activité neuronale.

 

 

17.    Les secrets de l'Intelligence ?

 

  • Le psychologue suisse Jean Piaget a décrit des stades, ou périodes, dans le développement de l'Intelligence chez l'homme. La période sensori-motrice (0 à 18-24 mois), la période préopératoire (2 à 6-7 ans), la période des opérations concrètes (7 à 12 ans) et celle des opérations formelles qui commence à partir de 11-12 ans.
  • On a longtemps pensé que l'homme avait des capacités cognitives très limitées à la naissance, mais les nourrissons sont en fait plus intelligents que ce que l'on croit. Ils sont capables de rêver éveillés, et leur cerveau pourrait également procéder à une introspection.
  • Selon des études récentes, le fait que les femmes les plus intelligentes et les plus aisées aient moins d'enfants participerait indirectement à une baisse du niveau général du Q.I. dans les pays développés.
  • Si une partie de l'intelligence est génétiquement programmée, comme l'aptitude et la rapidité avec lesquelles un individu peut traiter une information, l'intelligence n'est innée que dans une certaine mesure.
  • Nous comprenons tous en fonction de notre cerveau, mais aussi en fonction de ce qu'il a lui-même appris grâce à notre expérience personnelle.

 

 

18.    Peut-on mesurer l'Intelligence ?

 

  • La fin du 19ième siècle, les premiers tests mis en place par James Cattell sont construits sur la base de postulats empiriques et privilégient l'observation des processus sensoriels et perceptifs. Ceci est une impasse, car il n'y a aucun lien entre ces tests et les capacités universitaires.
  • L'échelle métrique d'Intelligence inventée par Alfred Binet et Théodore Simon en 1905 pour détecter les enfants dits "anormaux" est ensuite élargie au calcul de l'âge mental des enfants normaux.
  • En 1912, un Psychologue allemand, William Stern, établit le Quotient Intellectuel (Q.I.) : le rapport entre l'âge mental et l'âge chronologique.
  • Après la 1ère Guerre mondiale, les tests deviennent, notamment aux Etats-Unis, le support de pratiques ségrégatives envers les classes défavorisées, l'occasion de prôner l'eugénisme pour ceux classés comme débiles, ou de classer les immigrants au moyen de quotas.
  • Depuis les années 1960, de nouveaux tests permettent de cerner les aptitudes et les déficits des sujets traités (batteries de D. Wechsler).
  • Dans tous les tests d'Intelligence, ce qui est mesuré se fait par rapport à la moyenne d'un échantillon d'individus d'un âge donné. Ce n'est donc pas une mesure absolue, mais relative.

 

 

19.    L'Intelligence est-elle innée ou acquise ?

 

  • Francis Galton (1822-1911), scientifique britannique, pense que l'Intelligence, comme d'autres différences individuelles, se transmet de père en fils. Il a inspiré les politiques eugénistes, comme la stérilisation massive d'individus considérés comme "déviants" (alcooliques, handicapés ...) aux Etats-Unis ou en Allemagne.
  • Robert Tyron (1901-1967), Psychologue américain, est connu pour son expérience sur les caractéristiques comportementales des rats. Il parvient par la sélection génétique à produire une souche de rats efficients, dits "brights" et une souche de rats moins performants, dits "dulls". Preuve que des caractéristiques comportementales, telles que l'intelligence, se transmettent héréditairement.
  • Beaucoup de travaux ont ensuite été réalisés sur ces 2 souches de rats. Des chercheurs canadiens ont montré que l' "Intelligence" des rats dépend aussi du milieu dans lequel ils vivent. Les "brillants" ne se révèlent pas spécialement doués dans un milieu pauvre, tandis que dans un milieu enrichi, les "cancres" deviennent auusi performants que les autres. Cela prouve donc l'interaction des facteurs innés et acquis dans le développement de l'Intelligence.

 

 

20.   L'intelligence est-elle dans nos Gènes ?

 

  • Les scores des jumeaux homozygotes (ceux qu'on appelle les vrais jumeaux, qui ont le même patrimoine génétique) tendent à être plus proches que ceux des jumeaux hétérozygotes (leur patrimoine génétique n'est pas en tout point comparable)
  • Une étude publiée en 2012 démontre qu'un de nos gènes a permis une augmentation considérable du nombre de connexions nerveuses dans le cortex préfrontal, une zone du cerveau récente sur le plan de l'échelle évolutive. Un gène serait donc propre à l'espèce humaine et qui semble être important dans le développement de nos cellules nerveuses.
  • Conclure quant à un rôle de nos gènes sur notre intelligence est évident. Les scientifiques ont par exemple découvert que le gène SRGAP2C confèrerait aux cellules nerveuses la propriété entièrement nouvelle d'amplifier le nombre de points de contact présents à la surface de nos cellules nerveuses.
  • Nos gènes ont un rôle important dans le fonctionnement du cerveau et, par contrecoup, sur nos comportements. Mais l'existence d'une relation entre gènes et comportements n'implique pas pour autant que l'intelligence soit héréditaire. L'intelligence est plurielle, difficile à bien cerner.

 

 

21.    Les "Asperger", ces Autistes énigmatiques ... ?

 

  • Les personnes touchées par le syndrome d'Asperger ne comprennent pas l'expression des émotions sur un visage et ne savent pas se mettre à la place des autres. Ils souffrent d'un problème de communication qui peut entraîner un profond mal-être.
  • Le syndrome est découvert en 1943 par le Docteur Hans Asperger. C'est la Psychiatre anglaise Lorna Wing qui lui donne son nom dans les années 1980. Il est aujourd'hui classé parmi les troubles envahissants du développement dans le spectre haut du continuum autistique.
  • Le syndrome d'Asperger reste une énigme : les scientifiques ne connaissent pas ses causes. deux hypothèses contradictoires et complémentaires ont été formulées pour expliquer ses mécanismes : la première suppose que l' "Asperger" ne possède pas la capacité à interpréter le comportement d'autrui, de ses intentions et ses désirs, la seconde repose sur l'idée d'une faiblesse de cohérence centrale. Les autistes ne savent pas inclure une informatrion dans son contexte, dans sa globalité.
  • Les "Asperger" disposent de capacités intellectuelles spectaculaires dans des domaines comme le calcul ou la mémoire. Tout laisse à penser qu'ils possèdent une autre forme d'intelligence.

 

 

22. Les Surdoués : une Intelligence à part ?

 

  • Les tests de Q.I. ne sont pas toujours assez sensibles pour montrer la réalité des compétences des enfants à haut potentiel. Le recours aux Psychologues est nécessaire dans la détection des intelligences supérieures.
  • La précocité intellectuelle n'est pas rare, elle concerne environ 3 % des enfants. Dans les premiers mois de leur vie, les enfants précoces marchent et acquièrent le langage plus rapidement que la moyenne. (souvent mais pas toujours !)
  • Les enfants surdoués peuvent absorber beaucoup plus d'informations que les autres ! Ils manifestent un vif intérêt pour les recueils privilégiés d'informations tels que les livres, les encyclopédies, les reportages télévisés...
  • Même s'il a l'impression de tout comprendre, l'élève surdoué ne s'adapte pas toujours aux apprentissages enseignés et peut se retrouver en échec scolaire, paradoxe qu'il peut avoir beaucoup de mal à supporter et qui l'amène à s'isoler de son entourage.
  • Les avancées des neurosciences soulignent une "hyperactivité cérébrale" chez les surdoués. Certains réseaux de neurones sont activés en permanence. Non seulement leurs phases de repos sont moins fréquentes, mais celles-ci conservent toujours un niveau d'activation minimum.

 

 

23.    Le Cerveau humain dépassé ?

 

  • L'intelligence est un concept difficile à définir. Il n'en reste pas moins qu'êtres humains et ordinateurs peuvent être opposables sur ce terrain, même si la structure de leur "processeur" diffère totalement.
  • Là où le cerveau de l'être humain est généraliste, l'ordinateur lui est ultra-spécialisé et son fonctionnement est avant tout basé sur sa capacité de calcul. L'augmentation de cette dernière laisse à penser certains qu'un jour une intelligence artificielle émergera lorsque les capacités de calcul d'un ordinateur atteindront puis dépasseront celles de l'homme.
  • Ce stade devrait être atteint vers 2030, grâce aux travaux sur les ordinateurs quantiques. Les I.A. s'entretiendront ensuite seules, puisqu'elles seront capables de produire elles-mêmes des machines plus intelligentes que nous.
  • Une autre approche consiste à tenter de reproduire la structure du cerveau via des puces neuromorphiques. Les recherches à ce sujet, déjà très prometteuses, sont fermement encadrées par l'armée américaine.

         Dans la crainte d'une future confrontation avec les machines ?

 

 

24.    Quels effets ont les Drogues sur notre Cerveau ?

 

  • Les drogues, par leur action biochimique, modifient la conscience que nous avons de notre environnement et de nous-mêmes.
  • Elles agissent sur le système nerveux central en modifiant le mode d'action normal de la synapse, élément du neurone. Les molécules des drogues viennent remplacer ou modifier un ou plusieurs des neurotransmetteurs de la synapse.
  • L'un des neurotransmetteurs, la Dopamine, est spécialement libéré dans le système limbique et joue un rôle essentiel dans le contrôle des émotions, des désirs, des besoins vitaux. Dans ces régions se situe le circuit cérébral de la récompense, qui procure les états de satisfaction et de bien-être.
  • La plupart des drogues provoquent, de façon directe ou indirecte, une augmentation de la production de Dopamine, entraînant le renforcement du système de récompense et des sensations de plaisir ou de bien-être.
  • En modifiant le fonctionnement normal du système nerveux, les drogues provoquent, de façon parfois irréversible, des perturbations sensibles au niveau des fonctions mentales et du comportement, l'épuisement des ressources de l'organisme et des altérations au niveau des tissus nerveux.

 

 

25.    La maladie d'Alzheimer ?

 

  • La maladie d'Alzheimer est une pathologie neurodégénérative qui se caractérise par des troubles de la mémoire et une démence. Dans le monde, 33,9 millions de personnes souffrent de cette maladie.
  • On sait que cette maladie se traduit par des lésions dans le cerveau, mais on ignore encore les causes. La maladie d'Alzheimer évolue sur plusieurs années, et sa progression varie beaucoup d'une personne à l'autre.
  • Actuellement, il n'existe pas de traitement efficace pour guérir la maladie. On a mis au point quelques traitements médicamenteux permettant tout de même de ralentir son évolution, mais leur efficacité est limitée.
  • Les neuroscientifiques ont estimé le nombre de cas attribuables à chaque facteur de risque supposé. Le principal facteur serait le faible niveau d'instruction (19 % des cas), puis arrivent le tabagisme (14 %), l'inactivité physique (13 %), la dépression (11 %), l'hypertension (5 %) et enfin l'obésité (2 %) et le diabète (2 %).
  • Ensemble, ces 7 facteurs de risque participeraient à environ la moitié des cas dans le monde. D'autres facteurs de risque peuvent être impliqués, par exemple les maladies cardiovasculaires et un régime alimentaire déséquilibré.